
Dimanche 23 mai, l’équipe de Handball d’Épernon remportait la coupe de France départementale. Ligneau Nicolas, gardien de but, nous raconte l’épopée de l’équipe sparnonienne.
La Coupe de France Départementale, c’est un peu particulier comme titre. Pouvez-vous nous expliquer le format de la compétition ?
En 2009, la Fédération française de handball a créé les Coupes de France Régionale et Départementale. L’idée était de permettre aux clubs de plus petit niveau de participer à une Coupe de France sur le même modèle que le niveau national, et de disputer les finales à Bercy, le même jour que les professionnels. Je crois que cette année, environ 800 clubs de niveau départemental, de toute la France, se sont affrontés dans cette compétition. D’abord, on affronte des clubs géographiquement proches, puis les cercles s’élargissent jusqu’à une grande finale au Palais Omnisports de Paris-Bercy.
Comment avez-vous appréhendé cette compétition ?
Notre club avait déjà l’expérience d’avoir participé à la finale de la Coupe de France Régionale en 2023. Nous étions quatre ou cinq joueurs à avoir déjà joué sur les planches de Bercy, donc on savait un peu où on allait.
Dès le début de la saison, la coach et l’équipe étaient bien d’accord : cette Coupe de France était notre objectif de l’année. Après, c’est bien beau de dire qu’on veut la gagner, mais il faut trouver les ingrédients. Maintenant, on est fiers du parcours et de ce qu’on a mis en œuvre pour y arriver.
Comment se prépare-t-on pour jouer à Bercy, justement ?
Jouer dans cette enceinte, c’est tout simplement la consécration, le Graal. Depuis tout petit, on voit l’équipe de France jouer là-bas, alors forcément, quand on entre sur le terrain, on a des frissons !
Cette saison, je trouve que notre équipe a mis l’état d’esprit qu’il fallait : nous étions très soudés, il n’y avait pas de star ni de joueur au-dessus de l’équipe. Tout le monde jouait ensemble, pour les uns et pour les autres. D’ailleurs, en regardant la feuille de match de la finale, il n’y a pas un marqueur au-dessus des autres, c’est très équilibré.
Par ailleurs, cette année, la coach a mis en place des séances de préparation mentale. On sait qu’un match, surtout une finale dans ces conditions-là, ça se gagne aussi dans la tête. Donc, on s’est préparés : on voulait éviter de se liquéfier à cause de l’enjeu, de la salle… ou si on était menés au score par exemple. Forcément, ça nous a aidés à bien préparer la compétition et la finale.
Avez-vous ressenti un engouement particulier de vos supporters et dans la ville autour de cette compétition ?
Oui, nous avons été très soutenus ! On sait qu’il y a eu 450 personnes qui sont venues à Bercy avec des cars affrétés par l’Amicale. Et il devait y avoir des supporters venus par leurs propres moyens. Dès les huitièmes de finale, on a vu, à chaque match, qu’il y avait beaucoup de monde dans les salles et derrière nous. Quand on voit le parterre de supporters chanter « Épernon » à Bercy, c’est vraiment impressionnant ! On a également lu beaucoup de messages de soutien sur les réseaux sociaux et dans la ville. Et de nombreuses personnes sont venues le soir après la finale pour nous féliciter et faire la fête avec nous. Ce sont des moments magiques qu’on est fiers de partager, depuis l’entrée sur le terrain, le coup de sifflet final, jusqu’aux échanges après le match.
Maintenant, on est champions, avec un sentiment de travail accompli, de libération.
Quels sont vos nouveaux objectifs désormais ?
Cette année, on a joué au niveau départemental. Évidemment, le but, c’est de remonter en régional et de continuer à mettre le club, l’Amicale et Épernon en lumière à travers le hand.
On espère aussi que ce résultat exceptionnel donnera envie à de nouvelles personnes, je pense en particulier aux plus jeunes, de venir pratiquer le handball à Épernon.

