Patrimoine

Le conservatoire des meules et pavés
La ville d’Epernon a un passé riche en histoire et en a conservé de nombreuses traces, que ce soit des bâtiments ou des sites. Les Pressoirs, l’église Saint Pierre, le Prieuré Saint Thomas ou l’éperon barré encore bien visible aujourd’hui sur le plateau de la Diane en sont la preuve.

Les bâtiments

Les Pressoirs

Ancien cellier du 12ème siècle, construit en pierre de grès du pays, il a trois nefs à sept travées voûtées, piliers à chapiteaux sculptés et arceaux en ogives.
Les vignerons étaient autrefois fort nombreux à Epernon. Les coteaux environnants étaient couverts de vignes. Selon l’usage féodal, chaque septième seau de vin revenait au seigneur en rétribution de l’usage du pressoir.
Les chartes du Prieuré Saint Thomas le désignent sous le nom de "cellier de Hautebruyère". En effet, c’est là que les religieuses de Hautebruyère conservaient le vin qu’elles récoltaient sur la colline de la Diane dont les vignes leur appartenaient. C’était aussi leur maison d’exploitation pour les droits qu’elles percevaient en nature dans les foires et les marchés d’Epernon.

L’église Saint Pierre

D'origine romane, c'est la seule église qui subsiste dans la commune. Elle est mentionnée dans des actes du 12ème siècle. 
Restaurée au 16ème siècle, elle a été classée monument historique en 1942. Les seigneurs du lieu et leurs familles avaient un caveau dans le choeur. S'y trouvent encore les restes en partie momifiés d’un membre de la famille d'un seigneur d'Epernon.

Le Prieuré Saint Thomas

Amaury de Montfort, mort vers 1060, seigneur d’Epernon, recueillit de ses ancêtres le petit monastère de la Trinité de Seincourt, situé sur les bords de la Guesle. Il fit don de ce monastère à son ami Albert, ancien moine de Chartres et abbé de Marmoutiers qui y fonda un prieuré sous l’invocation de Saint Thomas. Le roi Henri 1er approuva solennellement cette fondation en 1052.

Le Conservatoire des Meules et Pavés

Le Conservatoire des Meules et pavés rappelle l’importance économique qu’eurent les carrières de grès et de pierres meulières dans la Région.
Exploitées depuis les temps les plus anciens, ces carrières ont connu un essor important au 19 ème siècle, devenant même la première industrie locale, employant des centaines de salariés. Les pavés de grès partaient par trains entiers vers Paris tandis que les meules de moulin s’exportaient partout dans le monde. Cette industrie a perduré jusqu’en 1960, date à laquelle elle a totalement disparu.
Outre, l’aspect économique, le « Conservatoire des Meules et Pavés » nous fait connaître combien le travail était pénible et dangereux pour les ouvriers. Il permet de découvrir une belle collection d’outils.
Le bruit des pics et des marteaux a cessé, les poussières sont retombées, mais le souvenir des hommes disparus est conservé ici.
Facile d’accès et entouré de parkings, le Conservatoire des meules et pavés du Bassin d’Epernon est installé dans une ancienne bergerie près de l’espace culturel des Prairiales.

Les sites

La rue du Château

Lors du marché hebdomadaire du mardi et des différentes foires, l’octroi, c’est-à-dire le droit d’entrée des marchandises, était perçu par la ville dans un hôtel de cette rue, situé à l’angle de la rue aux Juifs et de la rue du Château.

La place du Change

Cette place était jadis le centre de la cité et des commerces. 
Maison ancienne dont le rez-de-chaussée est du 15ème siècle. 
Sur la façade, à gauche, Saint Christophe et, à droite, l'ange de l'Annonciation avec la main droite sur la poitrine.
De la plaine, nous apercevons la tourelle de cette maison à l'intérieur de laquelle subsiste un magnifique escalier de pierre.

L’éperon barré

C'est un promontoire rocheux naturel, au confluent des vallées de la Guesle et de la Guéville. Accessible par le seul côté de Raizeux, il a suffi de le barrer pour l'isoler et le transformer en site défensif à l'aide de larges tranchées, aujourd'hui encore bien visibles.
Les "éperons barrés" apparaissent en Europe occidentale au néolithique moyen (fin du 4ème, début du 3ème millénaire avant J.C.). Le rempart qui fermait le promontoire était édifié avec les matériaux du fossé. Une partie de l'habitat était adossée à ce rempart, à l'intérieur du camp.